Bruxelles 24/02/2025 12:33 (BELGA)
Trois fédérations de Pouvoirs Organisateurs (le CPEONS pour l’enseignement officiel subventionné, le SeGEC pour l’enseignement catholique et la FELSI pour l’enseignement libre non-confessionnel) et Wallonie-Bruxelles Enseignement ont exprimé lundi, dans un communiqué commun, leur soutien à l’appel de la Fédération des étudiants francophones (FEF), face à la précarité grandissante des élèves et étudiants.
Pour ces pouvoirs organisateurs, en charge de la responsabilité et de l’organisation des établissements, le constat est clair: de plus en plus d’étudiants sont touchés par la précarité, « ce qui compromet leur réussite académique ».
Ils réclament une réponse politique « pour simplifier l’octroi des aides aux étudiants, garantir un accès équitable à un enseignement de qualité et mettre en place des solutions structurelles durables pour assurer des conditions favorables aux élèves et aux étudiants ».
Les quatre signataires soulignent notamment les difficultés d’accès au logement des élèves et des étudiants, la précarité alimentaire ainsi que le manque de moyens pour se déplacer ou se soigner.
La FEF a rapidement dénoncé un accord de gouvernement « anti-jeunesse ». « L’Arizona violente les précaires, qu’ils soient aux études ou à leur sortie », a-t-elle fustigé dans un communiqué.
L’organisation de représentation étudiante a particulièrement critiqué la volonté du gouvernement d’intensifier le travail étudiant, en augmentant le plafond de 600 à 650 heures.
Les recteurs des cinq universités francophones (UMons, UNamur, ULiège, UCLouvain et ULB) ont également réagi à l’appel de la FEF, en réclamant un renforcement et une révision du régime d’allocations d’études, afin de mieux lutter contre l’augmentation de la précarité étudiante.