BRUXELLES 13/06/2023 13:06 (BELGA)

Les ministres de la Santé de l’Union européenne se sont accordés mardi sur l’objectif proposé par la Commission de réduire de 20% la consommation humaine totale d’antibiotiques d’ici 2030, par rapport à 2019, afin de lutter contre la « pandémie silencieuse » que constitue la résistance aux antimicrobiens.

Cette résistance résulte d’un usage excessif ou d’un mésusage des antimicrobiens, dans les systèmes de soins de santé comme dans les systèmes de production alimentaire.

Les États membres sont également convenus qu’au moins 65% de la consommation humaine totale d’antibiotiques soit « efficace », grâce à l’utilisation de l’antibiotique adéquat (ceux du groupe Access défini dans la classification AWaRe de l’Organisation mondiale de la santé, qui présentent un potentiel plus faible de développement de la résistance aux antimicrobiens).

Ils s’accordent aussi à réduire l’incidence des infections sanguines provoquées par trois des principales bactéries résistantes aux antibiotiques et présentes en hôpital (staphylocoque doré, E. coli et le bacille Klebsiella pneumoniae).

Ces objectifs ne sont pas contraignants, mais la Commission mettra en place un cadre de suivi et rendra compte des progrès réalisés. Quelque 72 millions d’euros sont prévus pour aider les États membres à rencontrer ces engagements.

Plus de 35.000 décès sont imputables à la résistance antimicrobienne chaque année dans l’Union européenne et l’Espace économique européen (UE/EEE), selon l’exécutif.

Une augmentation continue entraînerait, selon les estimations, dix millions de décès dans le monde chaque année, une diminution comprise entre 2 % et 3,5 % du produit intérieur brut mondial ainsi qu’une perte pour l’économie mondiale pouvant atteindre jusqu’à 100 milliards d’USD en 2050.

 

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